Mon aventure avec React : du backend à l’entrepreneuriat
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Mon aventure avec React : du backend à l’entrepreneuriat

6 janvier 2025 7 min de lecture
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Pendant 25 ans, j’ai bossé dans des ESN, principalement comme dev backend. Java, c’était mon langage de prédilection, je l’avais appris dès sa première version (Java 1.0) à l’école d’ingénieurs. J’ai codé des APIs, des systèmes distribués, et plein d’architectures solides. Mais, franchement, les interfaces utilisateurs, ça m’a toujours un peu échappé. Les trucs comme le design au pixel près, les incompatibilités entre navigateurs ou même les CSS qui se rebellent… j’avais l’impression que ce n’était pas vraiment pour moi.

Puis, il y a eu ce changement radical : j’ai décidé de me lancer à mon compte. Créer ma propre entreprise. Gérer mes projets à ma façon. Et là, je me suis retrouvé à devoir me frotter au frontend, et plus précisément à React. Et je peux te dire que ce n’était pas du tout prévu.


1. D’Excel à une Interface Web : Le Grand Saut

Comme beaucoup d’ingénieurs, je voulais optimiser la gestion de ma boîte avec mes propres outils. Du coup, j’ai commencé avec… Excel. Ouais, je sais, ça fait pas très sexy comme début. Et franchement, c’était la galère. J’avais beau tout organiser, automatiser des calculs et trier des données, je me suis vite retrouvé à la limite de ce que pouvait offrir un tableur.

J’étais à l’aise avec des architectures complexes en entreprise, mais gérer des trucs simples avec Excel, c’était un autre délire. Et encore, dans les ESN, on est souvent mal outillé, donc Excel était souvent la solution de secours pour gérer nos projets. Bref, la transition vers un truc plus sérieux est devenue une évidence.

J’ai donc migré mes données vers une base relationnelle et créé une API en Python pour gérer le tout. Ça a marché pendant un moment, mais au fur et à mesure que mes besoins devenaient plus complexes, la solution devenait de plus en plus ingérable. Et là, je me suis dit : “Il me faut un front-end moderne, connecté à une API.”

C’est là que l’idée de React m’a traversé l’esprit. Mais il fallait choisir entre React et Angular


2. Pourquoi j’ai choisi React plutôt qu’Angular

Bon, soyons clairs : choisir entre React et Angular, c’était pas facile. Mais voici pourquoi React l’a emporté :

a. Courbe d’apprentissage plus douce

Angular, c’est un framework “tout-en-un” et franchement, ça me faisait peur. Quand je me suis plongé dans la doc, je me suis dit : “Ça va être long…” React, en revanche, semblait plus modulaire et plus facile à appréhender, même pour un newbie du frontend comme moi.

b. Une communauté et un écosystème au top

L’une des choses qui m’a attiré avec React, c’est l’énorme communauté qui gravite autour. J’ai rapidement réalisé qu’en cas de problème, je pourrais toujours trouver une solution, un tuto, ou une lib pour m’aider. C’était rassurant.

c. Flexibilité et liberté

Je n’avais pas envie de me retrouver enfermé dans un truc trop rigide. React me permettait de construire mes composants à ma façon, sans trop de contraintes. Pas comme Angular où tout semble déjà pré-défini. C’était un peu une réaction à tout le côté entreprise qu’on trouve avec Angular. Je voulais quelque chose de plus libre.


3. Mes débuts avec React : entre frustration et excitation

a. Repenser ma façon de coder

Passer du backend au frontend, c’était un vrai saut. Moi, j’étais habitué à des architectures orientées objet, avec des classes, des objets et des interactions bien définies. Mais avec React, c’était un peu la révélation. Les composants, c’était comme des objets, mais avec des pouvoirs magiques : leur propre état et des comportements à gérer.

Au début, j’étais un peu perdu par l’idée de devoir gérer les interactions en temps réel avec l’utilisateur. Mais, une fois que j’ai compris que React permettait de construire des applications réactives en gardant tout bien organisé, ça a commencé à faire sens.

b. JSX : un choc, mais un amour fou

Le JSX, au début, c’était un peu le drame. Mélanger du HTML et du JavaScript dans un seul fichier, ça me paraissait bizarre. En plus, j’étais habitué à bien séparer logique et présentation. Mais rapidement, je me suis rendu compte que ce mélange permettait de réagir en direct aux changements d’état de l’application. Et là, ça a tout changé.

Finalement, JSX est devenu super pratique. Pas besoin de jongler entre plusieurs fichiers, tout est centralisé dans un même endroit. Ça m’a permis de gérer l’interactivité de manière ultra simple. Bon, c’est sûr, j’ai mis un peu de temps à m’y faire, mais maintenant, c’est clairement mon pote.

c. La gestion de l’état

Dans le backend, la gestion de l’état, c’est les bases de données et les API. Mais en frontend, avec React, j’ai découvert qu’il fallait gérer l’état de l’application à un autre niveau. Le useState, au début, c’était un peu flou, mais je savais que ça allait simplifier ma gestion de l’interface.

Même si je n’avais pas tout pigé au départ, j’étais sûr que la gestion d’état centralisée allait faciliter le développement de mon frontend. Au lieu de manipuler des trucs à la volée comme en PHP, avec React, je pouvais enfin gérer l’interactivité de manière propre et organisée. Et franchement, je ne m’en lasse pas.


4. Ce que j’ai appris de cette expérience

Le frontend, c’est pas juste du design

Au début, je pensais que le frontend, c’était un peu le domaine des designers, des créatifs. Mais je me suis vite rendu compte qu’il y avait énormément de techniques derrière. Gérer l’état, optimiser les performances, rendre l’UI fluide et intuitive, tout ça, ça demande de l’ingéniosité et des compétences techniques, pas juste du design graphique.

Une vision plus large du développement

Avant React, je pensais que le backend, c’était le cœur du système, mais en me lançant dans le frontend, j’ai vu à quel point tout est lié. Un bon backend c’est top, mais sans un frontend qui tourne bien, ça ne sert à rien. Tout est connecté et il faut que chaque partie travaille ensemble de manière fluide.

La scalabilité, c’est un tout

Quand on parle de scalabilité, on pense souvent à des architectures backend massives. Mais gérer une UI réactive et performante, ça fait aussi partie de la scalabilité. Si ton frontend rame, peu importe à quel point ton API est rapide. Avec React, j’ai compris que tout doit être scalable : du frontend au backend.


5. Conclusion : une aventure enrichissante

Passer à React, c’était comme changer de perspective. Après 25 ans de backend, j’ai dû me réinventer. Mais franchement, ça a été une révélation. Maintenant, je peux créer des interfaces modernes, interactives et bien pensées pour ma boîte, sans me prendre la tête avec des solutions complexes. React m’a permis de lancer des projets tout seul, et de gérer mon entreprise plus efficacement.

Être mon propre patron, c’est aussi un super moyen de continuer à apprendre. En tant qu’ingénieur, je suis maintenant capable de gérer tout le stack. Backend, frontend, tout est connecté et je peux évoluer dans les deux mondes.

Alors, à tous ceux qui hésitent à franchir le pas, foncez ! Ça peut sembler flippant au début, mais une fois que tu as mis le pied dedans, c’est super cool. Et qui sait, peut-être que tu vas trouver une nouvelle passion dans ce que tu pensais être un domaine secondaire.

Et toi, tu as déjà essayé de te lancer dans quelque chose de nouveau, comme ça, sans trop savoir où ça allait te mener ? Viens partager ton expérience dans les commentaires !

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