De l’ESN à la bière artisanale… et retour au dev
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De l’ESN à la bière artisanale… et retour au dev

29 janvier 2025 4 min de lecture
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En mai dernier, j’ai pris un tournant radical : quitter les ESN après plus de 20 ans dans le développement pour me lancer dans une toute autre aventure, une passion qui me trottait dans la tête depuis longtemps : le brassage de bière artisanale.

J’avais envie de créer quelque chose de concret, de physique. Après des années passées devant un écran, à structurer du code et optimiser des systèmes, je voulais construire un produit réel, toucher la matière, sentir la transformation se faire sous mes yeux. Et surtout, être maître de mon projet, avec mes propres choix et sans les contraintes d’un client ou d’un chef de projet.

Mais aujourd’hui, un an plus tard, je fais un constat : c’est plus dur que prévu.

Une aventure plus difficile que prévu

Se lancer dans une nouvelle activité, c’est toujours un saut dans l’inconnu. Je savais que ce ne serait pas facile. Mais honnêtement, je ne pensais pas que ce serait aussi complexe.

Brasser, c’est bien plus que mélanger de l’eau, du malt, du houblon et attendre que la magie opère. C’est un vrai métier, qui demande des compétences multiples :

  • Production : gérer les matières premières, maîtriser les recettes, optimiser les processus pour garantir une qualité constante.
  • Vente et commercialisation : trouver des clients, négocier avec des bars, des caves, les municipalités, les associations… bref, convaincre un maximum de monde que ta bière mérite sa place.
  • Marketing et communication : créer une identité de marque, produire des étiquettes, gérer les réseaux sociaux, faire connaître son produit.
  • Logistique et maintenance : entretenir le matériel, réparer les cuves quand elles tombent en panne (souvent au pire moment).
  • Gestion financière : suivre la compta, gérer la trésorerie, déclarer à la douane, payer les impôts, et surtout ne pas se planter.

Et surtout, il faut savoir faire face aux imprévus. Contrairement au dev, où un bug peut souvent être résolu avec un simple patch, ici, quand un brassin foire, il faut parfois tout jeter et tout refaire. Pas de rollback, pas de hotfix. Juste une perte sèche, en temps et en argent.

Et c’est bien là le problème : aujourd’hui, je perds (beaucoup) plus que je ne gagne.

Accepter la réalité (sans renoncer)

Quand on lance un projet qui nous tient à cœur, on est prêt à faire des sacrifices. Mais il faut aussi être pragmatique : un projet, aussi passionnant soit-il, doit être viable.

Alors, j’ai pris une décision : revenir au dev en freelance.

Pas par dépit, pas parce que je renonce. Mais parce que si je veux que ma brasserie ait un avenir, je dois lui donner du temps. Et pour ça, il me faut une source de revenus stable.

Le dev, ce n’est pas juste un plan B pour moi. C’est aussi une passion. Une vraie. Je n’ai jamais arrêté de suivre les évolutions du métier, de coder sur mon temps libre, de tester de nouvelles technos. Et ça tombe bien, car aujourd’hui, le marché du freelance me permet de travailler quasi exclusivement en remote, ce qui me laisse la flexibilité dont j’ai besoin.

Développement & Freelance : Toujour là

Actuellement, je code essentiellement en TypeScript / React, un nouveau domaine pour moi qui s’associe parfaitement avec mes connaissances en backend et en systèmes distribués.

Si vous cherchez un dev expérimenté, capable de s’adapter vite et d’être opérationnel sur des sujets complexes, contactez-moi. Que ce soit pour du renfort ponctuel, une mission plus longue, ou un projet qui a besoin d’un regard expert, je suis dispo.

Et en parallèle, je continue à brasser. Parce que parfois, avancer, ce n’est pas choisir entre deux chemins, mais trouver un équilibre entre les deux.

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